Retour sur la soirée du 6 août avec des medley de Gush, Coming Soon et Eiffel!
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Retour sur la soirée du 6 août avec des medley de Gush, Coming Soon et Eiffel!
Retrouvez désormais quelques vidéos réalisées par l’équipe de la FNAC pour revivre les moments forts de ce festival
au programme de ce 23 juillet on retrouvait entre autres
à bientôt pour la suite!

Alors que la journée était maussade, le soleil a finalement fait un retour fracassant pour honorer comme il se doit la dernière soirée de concerts de l’édition 2010 du festival estival le plus populaire de Paris.

Si le parvis comptait assez peu de monde avant le premier concert de la soirée, il a commencé à se remplir dès les premières boucles électroniques lancées par Mister Nô. Coiffure Beatles, lunettes d’aviateurs, cette découverte Printemps de Bourges invite au voyage. Pieds techno très réguliers et basses omniprésentes ou, à l’inverse, samples de voix aigües et sonorités liquides rappelant des sirènes envoutantes, l’artiste jongle entre les styles, allant jusqu’à se mettre debout sur la table.

Surplombant son ordinateur, le public, le parvis à ses pieds… futur prince dans son domaine ? Retenez bien son nom car nul doute que Mr Nô saura prochainement s’imposer à bon nombre de clubs !

Un quatuor qui en rang d’oignon manipule des platines, ça vous rappelle quelque chose ? Non, Pulpalicious ne renie pas sa filiation avec Birdy Nam Nam, leur style n’est d’ailleurs pas si éloigné. Access, Mr Style, Prims et Don Hutch alternent des remixes à dominante rock et des titres de leur cru dont le fameux Dirty.

Le public très réceptif se met à sautiller et encourager les vices champions de France de DMC. Leur maxime n’est pas erronée, Pulpalicious crée « une alchimie musicale à écouter avec les yeux ».

Alors que le public se remet doucement de la déflagration sonore de Pulpalicious, le duo Acid Washed prend place, encadrant leur invitée de marque, Lippie. Cette dernière ne manque pas d’humour, vêtue d’un tee-shirt rembourré couleur chair simulant des muscles et abdos en béton.

En moins d’une minute, les boucles rétro envahissent la place. Boucles lourdes et épurées rappelant l’école de Detroit ou mixes plus chaloupés grâce à la voix veloutée de Lippie, les lunettes noires sont de mises et le public réagit très vivement. Un concert d’électro aussi pointu qu’accessible qui a ravi la foule !


Si Danton Eeprom commence à être bien connu des clubs électro, il n’avait jamais joué en live pour autant. Sa prestation est donc un grand baptême ce soir là. Accompagné d’un batteur, un guitariste / clavier et d’une ravissante choriste / danseuse ultra-pulpeuse, Danton Eeprom finit par se détendre dans son costume bleu roi.

La belle fait chavirer les cœurs du public le temps que Danton accorde son instrument et chante avec elle. Même si l’artiste tarde parfois à enchaîner les morceaux, il sait parfaitement se faire désirer du public. Hypnotiques, les boucles du groupe sont résolument rock pour le grand plaisir de l’assistance qui pour la plupart ne sont pas familiers avec le genre.


La nuit s’est emparée du parvis et toujours pas une goutte de pluie. Chloé prend place, accompagnée de son Vj qui projette des films aux univers énigmatiques où des silhouettes évoluent à travers des champs de colonnes ou des boules glissent dans des tubes. Le public acclame la jeune femme qui leur fait face, concentrée sur sa rangée de machines électroniques. Ses boucles sont lentes et ensorcellent tout le monde.

Chloé s’amuse, charme et mène la danse en accélérant ou ralentissant le rythme au gré de ses envies. Soudain Chloé convoque les basses en masse, son set se fait plus offensif. Nous public, laissons toutes les sonorités nous attaquer. Les ondes puissantes et graves traversent les carcasses, nous projetant dans des demi-éveils et des réalités parallèles.

Toutes les bonnes choses ont une fin, le retour à la normale est forcément brutal. Chloé était la dernière artiste programmée de cette édition 2010 du Festival, il est temps de rentrer (surtout que l’orage commence à gronder).
Rassurez-vous, cette fin n’est que provisoire, l’année prochaine sera, comme chaque année pleine de se surprises. Et continuez de rendre visite à ce blog puisque nous continuons de vous agiter avec des vidéos, des interviews et d’autres photos jusqu’à la fin août !
Retrouvez toutes les photos de la soirée du 14 août ici!
Texte: Mauve Leroy, photos: Ben Callens

L’air est frais à Paris ce vendredi, entrecoupé d’averses et rayons de soleil. Pas question de rater pour autant les quatre groupes du soir. Programmation plus éclectique mais non moins intéressante qui commence sur les chapeaux de roues avec le rap enflammé de 0800, coup de cœur d’Olivier Bas qui attendait depuis deux ans la bonne occasion pour les programmer.

Le trio bordelais ouvre la soirée, accompagné de deux musiciens. Avec une batterie, deux guitares et un clavier on commence à comprendre pourquoi ces rappeurs ont intitulé leur disque Rock n’ Roll. Textes très travaillés agrémentés de riffs électriques et solos de batterie, le tout est un beau mélange des genres.

Beatboxing et paroles scandées sont mises en valeur par la batterie et les lignes de basses ce qui change de la boite à rythme répétitive. Pour un premier concert à Paris, on ne peut que saluer la prestation impeccable de ce groupe qui ne restera pas une « découverte » bien longtemps. 0800 nous donne tout ce qu’ils ont et nous rappelle leur leitmotiv du soir : « Sors tes doigts du cul et mets les dans la prise ! »

Sweet-shirt jaune, cheveux en bataille et barbe de cinq jours, Boogers semble tout droit sorti de son lit. Il ne faut pas se fier aux apparences, l’artiste multi-tâches est très en forme. Boogers fait tout, tout seul, à l’aide d’une guitare et de multiples ustensiles, il crée sa sauce qu’il assaisonne de répliques cinglantes à l’attention du public.

Le soleil fait soudain une belle percée, Boogers retire son sweat et attrape sa guitare avant de repartir dans son épopée schizophrène. Des titres entêtant pour un homme orchestre fascinant.

Uffie est accompagnée de ses deux musiciens, l’un aux rythmiques, l’autre aux samples. L’expérience live est assez différente du disque. Uffie nous confiait avant son spectacle être un peu fatiguée, ayant visité quatre continents cette semaine. Elle n’en laisse rien paraître.

Et si elle ne sautille pas partout, c’est seulement parce qu’elle porte deux strappings aux chevilles. Vêtue d’une combinaison bleue à paillettes qui captive l’auditoire, sa voix un peu grave et ses yeux aguicheurs font le reste.

Rondeurs trahissant à la fois l’enfance et la maternité qui ne sont pas si loin, cette jeune femme pétillante est déjà pleine d’assurance. Elle n’hésitera d’ailleurs pas à se frotter au public, descendant de la (très haute) scène.

Tête d’affiche de la soirée, la place de l’Hôtel de Ville est bondée et Tricky illumine la nuit qui finit de tomber. C’est une sorte d’homme double face. Côté pile un crâne rasé et des tatouages colorés, côté face des cheveux plus longs et des tatouages en noir et blanc.

Si l’allure peut décontenancer il ne faut pas se fier aux apparences : Tricky a un cœur gros comme la Mairie de Paris et livre un spectacle sans demie-mesure. Invitant le public à le rejoindre sur scène ou reprenant Motorhead (Ace of Spades), l’homme est plein d’énergie et interprète avec son groupe des titres oscillant entre trip hop et rock.

A la fin de la soirée, le public avait ôté pulls et k-way, comme si Tricky avait réchauffé l’air ambiant. Samedi, il faudra garder autant de bonne humeur et d’énergie pour honorer comme il se doit la clôture du festival (déjà !) qui sera dédiée cette année aux musiques électroniques. Be there or regret it !


Retrouvez toutes les photos des concerts du 13 août ici!
Texte: Mauve Leroy, photos: Ben Callens
Soirée Breizh Touch, le 07 août 2010

En introduction de cette soirée spéciale en honneur de la Bretagne, la compagnie de danse traditionnelle bretonne Dañserien Pariz (site internet) évolue dans le public.

La foule est déjà dense et il n’est que 17h30. Le public se laisse entraîner et se met à danser en attendant le premier concert.

Le vent s’est levé sur le parvis de l’Hôtel de Ville, est-ce celui de la pointe du raz qui s’est déplacé pour l’occasion ? Les sirènes des paquebots retentissent, les goélands et les mouettes du port aussi, la harpe celtique prend le relais et le duo Bagou Vraz commence à raconter ses histoires en breton.

La création est inédite, spécialement créée pour cette soirée Breizh Touch. Le duo scande des textes en français, racontant son arrivée et ses humeurs du moment avec humour « Monsieur le Maire de Paris nous aimons vos vélos (…) qu’en est-il d’la gratuité des transports en communs ? ».

La suite est un habile mélange d’influences bretonnes et de sonorités des musiques amplifiées. Belle entrée en matière, le Fest-Noz est lancé !

La fin de la prestation de Bagou Vraz est ponctuée d’un bel orage. Pluie et vent balaient les pavés mais le public tient bon, sortant coupes-vents et parapluies en attendant Plantec.

Tout de noir vêtus, les sept musiciens de Plantec chassent la pluie à grands coups de riffs de guitare et batterie. Parfait équilibre entre héritage culturel fort et musiques actuelles, on peut souligner l’incroyable souci de renouvellement de ce groupe qui n’a pas produit un seul disque avec les mêmes dominantes. Le dernier aux accents métal et hard rock est celui présenté ce soir.

Le biniou côtoie la batterie et les basses et rythmiques graves. Tout le monde ne maîtrisant « la langue d’avant qu’on soit né », le chanteur prend le soin d’expliquer avant chaque titre de quoi parlent ses textes « Vous ne parlez pas breton ? Ce n’est absolument pas un problème, on va vous aider à imaginer. ». Et ça fonctionne parfaitement !

Probablement parmi les groupes les plus à-même de faire le lien entre culture locale et nationale, jeunes générations et aînés, Plantec cède la place à Merzhin qui s’installe sous un rayon de soleil qui perce timidement.


Egalement vêtus de noir, le costume en plus, les six hommes de Merzhin font parfaitement le lien avec Plantec. Les textes sont essentiellement en français, plus rock, agrémentés de guitares et clarinettes. Le public est particulièrement enthousiaste, le parvis est bondé alors que le groupe alterne créations récentes et « morceaux du début du siècle ».

Très entrainantes, les mélodies amènent petit à petit la place à s’essayer aux danses où l’on se tient le petit doigt ! Deuxième vague de pluie, le public part s’abriter pour revenir en forme pour la tête d’affiche de la soirée.


Ovation unanime sous les parapluies, la soirée spéciale Bretagne ne pouvait pas avoir lieu sans le parrain incontestable qu’est Alan Stivell. « La Bretagne a trois capitale, Rennes, Brest et Nantes », Alan ne craint pas le crachin, il ne bouge pas de l’avant-scène, tel un phare dans la tempête.

Cornemuse électronique, harpe celtique ou instruments plus classiques, le groupe joue un répertoire dynamique et aurait probablement fait danser les foules davantage si la pluie n’avait pas autant été de la partie.

Dj Zebra et le Bagad de Carhaix

29 musiciens sur scène, équipés de cornemuses, binious ou flûtes qui rencontrent les samples de DJ Zebra (qui joue aussi de la guitare électrique et chante pour l’occasion). La rencontre est incongrue au premier abord, mais explosive et réellement dansante au final.

Tous les classiques du rock et de la pop passent au filtre du Bagad. Cela donne des mélanges détonants comme Charlie Winston qui rencontre de la samba brésilienne et les Clash (Rock the Casbah), dont les refrains sont rehaussés des sonorités aigues des bombardes du Bagad. Le public fait fi du crachin et se met à danser !

Mélange intéressant pour clore une soirée certes pluvieuse mais pleine d’un public ultra-enthousiaste. Des pointes d’électro qui font magnifiquement la transition avec les deux dernières soirées prévues la semaine prochaine pour clore (déjà !) un mois de festival.

Retrouvez toutes les photos de la Breizh Touch ici!
Texte: Mauve Leroy, photos: Ben Callens