6 août : du rock sous toutes les coutures

Soirée rock ce soir place de l’Hôtel de Ville avec 4 groupes très attendus par le public venu en masse dès 17h.

Coming Soon

Leur nom résonne comme une bande annonce de film catastrophe et pourtant les six membres de Coming Soon sont tout sauf violents. Le parvis est déjà bien rempli lorsque le chanteur, en total look cowboy, accompagné de sa pianiste schoolgirl multi-instrumentiste (clarinette, tambourin, clavier, flute, trompette, carillon…), des trois guitaristes et du batteur prennent les micros pour faire voyager le public jusqu’à Tahiti (« On va vous jouer Going to Tahiti parce que pendant qu’on est ici à Paris, d’autres partent très loin »).

Des morceaux pop ultra-doux, agrémentés de la voix légèrement cassée du chanteur ou de belles sessions de chœurs à capella. Le public est ravi et attend la suite avec impatience!

GUSH

Constat immédiat dès que les GUSH montent sur scène : ces quatre là sont beaux, jeunes, ont beaucoup de groupies en en croire les hurlements de la foule et… ont toujours les cheveux aussi longs ! Le parvis est quasiment plein malgré un soleil jouant à cache-cache avec les nuages gris. Lorsque les GUSH entonnent en chœur In the Sun ou P.nis nos cœurs tressaillent et il pourrait pleuvoir des cordes qu’on resterait là.

Le public, conquis, répond comme un seul homme lorsqu’on lui demande de produire des « claps sexy » et en redemande lorsqu’ils quittent la scène. Show must go on comme on dit… mais ces GUSH really got style !

Plastiscines

Les filles dans le rock sont plutôt rares. Les groupes exclusivement féminin d’autant plus. Les quatre midinettes ultra-lookées de Plastiscines ont des riffs électriques dans le ventre.

On ne s’étonne pas de ne pas les voir jouer de la pop calme tant elles ont d’énergie à revendre. Encadrée des deux guitaristes, la chanteuse agite sa crinière blonde dans tous les sens, emportant la ferveur des adolescentes venues l’acclamer.

La batteuse seule en arrière scène n’est pas en reste, démontrant que « jouer de la batterie » n’est pas du tout incompatible avec « être sexy ». Le public, à la fois très jeune et plus âgé restera bluffé.

Eiffel

Lors de son interview l’année dernière, Olivier l’avait affirmé : le Festival FnacIndétendances 2010 serait marqué du sceau d’Eiffel ou ne serait pas (cf. interview). Pari réussi ! Romain Humeau et ses trois acolytes étaient au rendez-vous pour clore la soirée.

Rock viscéral dans le sillage de Noir Désir (tout le monde s’attendait d’ailleurs à voir Bertrand Cantat les rejoindre sur scène), Eiffel livre une musique sans concessions, interrompant d’ailleurs son concert pour laisser s’exprimer l’association de défense des 3000 sans-papiers du 18e arrondissement.

Ethique et musique savent faire bon ménage et, à en juger par la foule ce soir là, elles ont trouvé des oreilles et un porte-parole à travers Eiffel.

Il est 22h et c’est encore une fois une belle soirée qui s’achève. Le parvis se vide petit à petit en attendant qu’il se remplisse à nouveau dès demain.
Samedi soir, le rock laissera place aux sonorités bretonnes, soyez-là !

Et vous, vous avez passé une bonne soirée? Laissez-nous vos impressions!

Retrouvez toutes les photos des concerts du 06 août ici!

Texte: Mauve Leroy, photos: Ben Callens


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31 juillet : Ne manquait que le sable…

En attendant les concerts, le public participe à un blind-test de reprises. Plusieurs futurs mariés enterraient leurs vie de jeune fille ou de garçon. Souhaitons-leur beaucoup de courage !

Lafayette

Deux guitaristes déchainés, une chanteuse à perruque blanche, un batteur qui rythme les titres avec une rigueur militaire et un bassiste qui tient la cadence, Lafayette  ouvre les réjouissances sonores du jour.

Titres efficaces, riffs entraînant, le public ne les quitte pas des yeux malgré la chaleur un peu étouffante.

Reprise de White Rabbit (Jefferson Airplane) suivie d’un titre intitulé Sexual Suicide, le groupe a de l’humour. Peu à peu le public réagit aux appels de la chanteuse. Malgré quelques soucis techniques le spectacle était réussi.

Lafayette ont un point commun avec les Galeries : ils nous en mettent plein les yeux !

Lilly Wood & the Prick

Entrée fracassante de Lilly, robe blanche faite d’un assemblage de casquettes et collants noir. Ils attaquent directement avec leur tube It’s Okay !

La voix de Lilly vous fait ce petit quelque chose au fond du ventre qui vous remplit de joie. Des sourires sur tous les visages, voilà le premier effet Lilly.

Titres toujours mieux travaillés, le duo est ici accompagné de deux musiciens supplémentaires pour des orchestrations guitare-clavier rehaussées de dos de casseroles ou mégaphone. L’univers enfantin de Lilly Wood & the Prick ravit le public.

Mais malgré les applaudissements très soutenus, il n’y aura pas de rappel possible. Très touchés, les membres du groupes saluent. « C’était cool de jouer à la maison »,

vous revenez quand vous voulez !

Lonely Drifter Karen

Un petit vent s’est mis à souffler, ce qui rafraichit la place de l’Hotel de Ville sur lequel le drapeau européen ne flotte pas pour rien. Les cosmopolites Lonely Drifter Karen prennent place.

Parties de piano endiablées avec les trois hommes qui l’encadrent ou solo guitare-voix, l’univers doux de Lonely Drifter Karen nous ballade à travers les influences musicales de partout à travers l’Europe.

Le groupe joue autant des mélodies d’Europe de l’est que mâtinées d’ambiances latines. Si cet univers est plus calme, le public n’en est pas moins resté attentif.

Nada Surf

Le soleil s’est caché derrière les immeubles, quelques rayons filtrent encore et éclairent la chevelure blonde du chanteur de Nada Surf. Forts de leurs titres très populaires et connus de tous, les Nada Surf emportent la foule en un rien de temps. Du rock version californienne qui donne envie d’aller surfer et de retomber en adolescence.

Nada Surf achève une tournée (reste encore des dates au Japon) et compte enregistrer prochainement un nouveau disque. Leur répertoire ce soir comporte plusieurs reprises issues de leur dernier disque, comme le très entraînant Love goes on avec ses solo de trompette. Ca sent les vacances, les amours d’été et l’éternelle jeunesse.

Nada Surf ne partira pas sans jouer les tubes Popular et Always Love. La foule est en délire et en redemande.

Il est 22h et cette très belle soirée s’achève sous un ciel bleu, on se croirait presque à la mer, Plages-Paris.

Texte: Mauve Leroy, photos: Ben Callens


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30 juillet : du soleil, des bonnes ondes, des vacances… Et avec ceci, ce sera tout ?

Nouvel R

Le public est encore clairsemé et la journée ultra-ensoleillée. Très vite le parvis se remplit car Nouvel R sait se faire sentir intéressant. Mise en scène étudiée, le spectacle commence avec un trio en blanc. Un beatboxer, un clavieriste-guitariste et un bidouilleur d’ordinateur. Il fait déjà 35 degrés mais ils continuent de chauffer doucement l’ambiance. Puis arrivent les Mc par deux (4 au total), tout de noir vêtus.

Rap français rappelant IAM, les textes sont ciselés. Les orchestrations sont simples et efficaces, les messages sont clairs. A cinq ils alternent chorégraphies et attitudes fixes. Violence des propos sur le fond, jamais dans la forme.

Dédicace à Kourtrajmé et le groupe continue de dénoncer les intolérances religieuses, la précarité des situations économiques ou les dérives de systèmes… Tout va bien pour ce collectif, une vraie découverte !

Avant d’attaquer le prochain concert, on assiste à un Sketch en duo, chanson et humour sur le thème de la sensibilisation aux risques de la perte d’audition.

ROCé

Le parvis continue de se remplir. ROCé prend place, accompagné de son guitariste et du maître des samples. Son flow plus lent, très rétro, rappelant l’école des années 90. Il l’affirme haut, il est « le seul trentenaire à raper comme un adulte », ses textes sont effectivement plus mûrs, plus réfléchi. Un rap moins intuitif, moins accessible et tout autant intéressant. Dommage que son beatmaker n’aie pas pu venir, le spectacle aurait été encore plus complet.

ROCé n’est pas un pacifiste de facade comme en témoignent La rage et la Haine.

Les discussions de comptoirs ne restent pas qu’au café, avec ROCé elles peuvent aussi battre le pavé

Casey

La place de l’Hôtel de Ville est maintenant pleine pour voir Casey. Elles ne sont pas nombreuses ces femmes qui osent s’imposer dans le monde masculin du rap. Casey, couleur ébène, petite nattes bien serrées sur le crâne et survêtement noir tient la scène seule ou accompagnée de son MC, Prodige. L’accueil est très enthousiaste, en redemande, l’encourage.

Grosses rythmique, rap plus acide. Casey sait aussi montrer ses côtés plus doux lorsqu’elle dégaine un sample de musique traditionnelle africaine qui peu à peu s’orne de basse et de son texte aux rimes simples et sans concession.

Beat Assailant

La place prend peu à peu des couleurs, les rayons du soleil laissant place aux spots colorés. Beat Assailant s’installe au grand complet. Trombone, trompette, flute traversière, clavier, saxophone, batterie, guitare, samples et chant. Melting pot des origines culturelles, des univers vestimentaires aussi où les baggy côtoient le costume noir, les casquettes encadrent le panama et le sweat à capuche. Le public forme une grande marée, bras levés en rythme. La chanteuse, seule au milieu de tous ces hommes, se déhanche à qui mieux mieux, ses courbes épousent les sonorités hip hop jazz du groupe.

I think I can ! Yeah !

Le flow groovy associé à la voix veloutée et aux cuivres crée ce mélange détonnant et explosif. La foule est attentive et réactive. Le concert se fait de plus en plus electro, les samples de Justice ou Daft Punk sont sublimés par les cuivres.

Rappel, le public en veut encore, Beat Assailant doit renoncer devant l’heure avancée.

Le public, très enthousiaste, présent en nombre et les groupes invités ont démontré ce soir que le rap et le hip hop ne sont pas des parents pauvres de la musique et méritent largement leur place dans un festival populaire. Une belle soirée d’été !

Texte: Mauve Leroy, photos: Ben Callens


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Danton Eeprom au festival FnacIndétendances le 14 août


D.R.

A l’origine musicien de rock français, Danton Eeprom est devenu un dandy électro officiant depuis Londres. Un parcours atypique pour un musicien qui ne l’est évidemment pas moins. Il aura fallu du temps au jeune homme pour sortir son premier album « Yes is more » qui finira par voir le jour en novembre 2009.

Mais d’abord Danton Eeprom a sillonné le monde frénétiquement, faisant voyager avec lui ses nombreux morceaux sortis sur pas moins d’une dizaine de maxis. On citera les EP « Retronica de Rêve » et « Prohibition » en 2005 suivis de « Disko Trash » et « Ableton and Screaming » en 2006. Passant finalement du rock à l’électro, Danton Eeprom assouvit ainsi ses envies de clavier et de s’essayer à la technique du mixage. En s’exilant à Londres, il ne résiste tout de même pas à quelques incursions dans l’univers de la pop.

Quel que soit son style, Danton Eeprom maîtrise à merveille les « chevauchées épiques et les atmosphères en fusion » et il sera au festival FnacIndétendances le samedi 14 août pour vous en faire la démonstration !

http://www.myspace.com/dantonrocks
http://www.dantoneeprom.com/


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TRICKY en concert le vendredi 13 août


D.R.

LE 27 SEPTEMBRE PARAÎTRA LE 9ÈME ALBUM DʼADRIAN THAWS, PLUS CONNU SOUS LE NOM DE TRICKY (LE RUSÉ !). LE FESTIVAL FNACINDÉTENDANCES EN DONNERA LA PRIMEUR.

Tricky est un mystérieux en général et pour lui même en particulier. Lʼoreille aux aguets, il ne demande quʼà sʼimmerger dans les musiques qui ont baigné sa/ses vie/s : soul, reggae, rock, hip hop. Un des inventeurs du trip hop, il participa aux premiers pas de ses voisins de Massive Attack. Lui qui ne se considère pas vraiment comme un vocaliste a toujours su inviter des voix, surtout féminines, dans ses albums. Si la loi du silence est de mise sur la sortie de cet album, parions que la danoise Kira sera de la partie. Tricky vit ainsi de rencontre en rencontre, de ville en ville même sʼil sʼest fixé pour un temps à Paris où il est, parait-il, un excellent joueur de baby foot.

Tricky sera au festival FnacIndétendances le 13 août. Amenez les banderoles “We Love Tricky !” pour quʼil reste encore plus longtemps dans la capitale.

http://www.myspace.com/trickola
http://www.trickysite.com/

Council Estate - Tricky


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