31 juillet : Ne manquait que le sable…

En attendant les concerts, le public participe à un blind-test de reprises. Plusieurs futurs mariés enterraient leurs vie de jeune fille ou de garçon. Souhaitons-leur beaucoup de courage !

Lafayette

Deux guitaristes déchainés, une chanteuse à perruque blanche, un batteur qui rythme les titres avec une rigueur militaire et un bassiste qui tient la cadence, Lafayette  ouvre les réjouissances sonores du jour.

Titres efficaces, riffs entraînant, le public ne les quitte pas des yeux malgré la chaleur un peu étouffante.

Reprise de White Rabbit (Jefferson Airplane) suivie d’un titre intitulé Sexual Suicide, le groupe a de l’humour. Peu à peu le public réagit aux appels de la chanteuse. Malgré quelques soucis techniques le spectacle était réussi.

Lafayette ont un point commun avec les Galeries : ils nous en mettent plein les yeux !

Lilly Wood & the Prick

Entrée fracassante de Lilly, robe blanche faite d’un assemblage de casquettes et collants noir. Ils attaquent directement avec leur tube It’s Okay !

La voix de Lilly vous fait ce petit quelque chose au fond du ventre qui vous remplit de joie. Des sourires sur tous les visages, voilà le premier effet Lilly.

Titres toujours mieux travaillés, le duo est ici accompagné de deux musiciens supplémentaires pour des orchestrations guitare-clavier rehaussées de dos de casseroles ou mégaphone. L’univers enfantin de Lilly Wood & the Prick ravit le public.

Mais malgré les applaudissements très soutenus, il n’y aura pas de rappel possible. Très touchés, les membres du groupes saluent. « C’était cool de jouer à la maison »,

vous revenez quand vous voulez !

Lonely Drifter Karen

Un petit vent s’est mis à souffler, ce qui rafraichit la place de l’Hotel de Ville sur lequel le drapeau européen ne flotte pas pour rien. Les cosmopolites Lonely Drifter Karen prennent place.

Parties de piano endiablées avec les trois hommes qui l’encadrent ou solo guitare-voix, l’univers doux de Lonely Drifter Karen nous ballade à travers les influences musicales de partout à travers l’Europe.

Le groupe joue autant des mélodies d’Europe de l’est que mâtinées d’ambiances latines. Si cet univers est plus calme, le public n’en est pas moins resté attentif.

Nada Surf

Le soleil s’est caché derrière les immeubles, quelques rayons filtrent encore et éclairent la chevelure blonde du chanteur de Nada Surf. Forts de leurs titres très populaires et connus de tous, les Nada Surf emportent la foule en un rien de temps. Du rock version californienne qui donne envie d’aller surfer et de retomber en adolescence.

Nada Surf achève une tournée (reste encore des dates au Japon) et compte enregistrer prochainement un nouveau disque. Leur répertoire ce soir comporte plusieurs reprises issues de leur dernier disque, comme le très entraînant Love goes on avec ses solo de trompette. Ca sent les vacances, les amours d’été et l’éternelle jeunesse.

Nada Surf ne partira pas sans jouer les tubes Popular et Always Love. La foule est en délire et en redemande.

Il est 22h et cette très belle soirée s’achève sous un ciel bleu, on se croirait presque à la mer, Plages-Paris.

Texte: Mauve Leroy, photos: Ben Callens


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