interview express d’ARPAD FLYNN

Arpad Flynn a eu la lourde tâche d’ouvrir les festivités le samedi 24 juillet. Pari réussi, ils ont conquis le public avec leur rock sans concession. Nous leur avons posé quelques questions après leur concert pour en savoir plus sur ce groupe Coup de Cœur Disquaires Fnac.

On peut lire dans votre biographie que votre groupe est né à St Etienne en 1998. Votre musique reçoit un accueil favorable, c’est curieux d’avoir mis douze ans avant de monter sur la scène d’un festival ou ça vous paraît normal ?

Arpad Flynn : En fait, le groupe est effectivement né il y a bien longtemps maintenant mais l’astuce tient dans le fait qu’en réalité, notre formation actuelle n’existe que depuis un an et c’est grâce à cette configuration que nous avons pu percer.

On aurait pu changer le nom du groupe étant donné que nous ne sommes que deux parmi les cinq membres à avoir appartenu à la formation originale qui a évolué de très nombreuses fois, mais on aimait vraiment ce nom, on a préféré le garder.

A ce propos, d’où vous vient ce nom ?

A.F. : Lorsqu’on cherchait un nom pour notre groupe, c’était l’avènement des groupes en « The ». On n’avait pas envie de ça pour notre groupe. Et puis l’un de nous a dû rapporter un magazine people un jour et il parlait du fils de Elle MacPherson, Arpad Flynn Busson. On a trouvé ça joli, la mère était belle aussi. Ce n’était ni engagé politiquement ni rien pouvant prêter à embrouille donc c’était parfait.

Vous semblez donc avoir trouvé votre équilibre avec cette formation. Pourquoi vous a-t-on proposé de jouer au Festival FnacIndétendances ?

A.F. : Oui on est beaucoup plus à l’aise depuis qu’on est tous les cinq. Le fait de jouer à Paris vient du fait que nous soyons Découverte Printemps de Bourges 2010 de la Région Rhône Alpes. Ca nous a donné un sacré coup de projecteur. Nous étions très touchés et honorés de jouer à Bourges, même si c’était le bazar intégral.

Et Paris ? C’est le bazar aussi ? Ca vous a plu ?

A.F. : C’était notre premier concert à Paris, nous étions très impressionnés. Ce qui est génial avec FnacIndétendances, c’est le fait que ce soit gratuit. Ca élargit les types de publics et ça nous plaît. Nos titres sont plutôt fédérateurs et s’adressent à tous. Nous avons été étonnamment surpris de l’accueil que nous a réservé le public.

C’est pour cette raison que pendant votre concert vous avez déclaré que les parisiens étaient moins beaux que dans votre imagination ?

(rires)

A.F. : Oui c’était pour les mettre en confiance ! Non sérieusement, nous étions ravis de jouer et que tout le monde soit aussi sympa avec nous. Il y a des fois où on dit la même chose alors qu’on ne le pense pas ! (rires) C’est pas hypocrite mais très sincère là.

Nous avons dit que nous n’abuserions pas de votre temps, voulez-vous ajouter quelque chose à cet entretien ?

A.F. : Oui on voudrait vous poser une question à notre tour…

Je vous écoute…

A.F. : Pourquoi vous ne nous faites pas le coup de la question concernant nos influences musicales ?

Probablement parce que je crois que chacun se construit et produit de la musique comme il l’entend. Plutôt que les influences c’est le résultat qui compte non ?

(sourires)

A.F. : Eh bien nous tenions à vous remercier de ne pas avoir posé cette question car nous pensons la même chose ! (rires) Nous aimons tous des styles très différents dans le groupe. Nous écoutons autant des morceaux dissonants que de la pop grand public. Nous avons grandi ensemble, en partageant beaucoup de choses, nous avons donc des influences communes. Cela se ressent forcément sur notre travail mais ce qui nous intéresse c’est de travailler notre style. C’est aussi une des raisons pour lesquelles nous avons vraiment pris notre temps avant de monter sur des grandes scènes ou de faire des tournées. Pendant que d’autres ont connu un succès fulgurant mais éphémère parfois, nous, on a travaillé dans notre garage.

Et pour finir, une photo de famille dans les loges!

De gauche à droite: Gio (régie), Simon, Ben, Alex, Julien, Olivier (son) et Fred (assis)

Interview: Mauve Leroy, photos: Ben Callens


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