Interview sur le pouce de 0800

Sur scène ils sont cinq mais pour l’interview nous n’avons que trois d’entre eux. Humour qui décape autant que leurs textes, désinvolture déconcertante, rencontre avec un trio de choc juste avant leur concert…


©Ben Callens

Vous étiez la découverte 2010 du Printemps de Bourges, c’est votre première date parisienne ? Vous appréhendez ?

0800 : C’est notre première date parisienne oui. Ce qui est impressionnant, ce n’est pas tant le fait de jouer à Paris que de jouer avec autant de public en plein centre sur une grande place. C’est le lieu plus que la ville dans laquelle on joue qui impressionne. Et puis on est très heureux qu’Olivier nous ait programmé à l’issue de notre date de Bourges… La Fnac c’est un peu notre retour aux sources, quand on était petit, on squattait les rayons pour lire des tas de bd, c’est la culture de notre enfance tu comprends ?

0800 ça rappelle les numéros d’appel gratuit, l’accès pour tous… Être programmé et jouer dans un festival gratuit lorsqu’on s’appelle 0800, est-ce pour vous, jeune groupe qui cherche éventuellement à vivre de son art, un symbole particulier ? Vous pensez qu’on vous a contactés parce que vous vous voulez accessibles à tous ?

0800 : Olivier Bas a notre album depuis sa sortie en 2008. Il nous a dit aimer le disque et comme on a fait Bourges cette année, c’était l’occasion de nous faire jouer. C’est gratuit pour le public et ça nous plaît. On a tout à faire avec ce groupe et ça nous ouvre vraiment des portes. Ce n’est pas inintéressant ce concept de gratuité pour le public via des partenaires financiers divers.


©Ben Callens

On vous classe plutôt dans le rap mais votre premier opus s’appelle Rock n’ Roll, pourquoi ?

0800 : Vous entendrez ce soir pourquoi ça s’appelle Rock n’ Roll. On peut faire du rap en ayant une intention différente. On aime l’intention qu’il y a dans le Rock, dans la vie en générale, dans la vie sur scène, on ne cherche pas forcément à ce que ce soit hyper clean, hyper maîtrisé. On aime ce qu’on met dans la notion d’esprit rock n’ roll. Et c’est aussi pour prendre à rebours les gens qui écoutent le disque avec curiosité ou faire chier ceux pour qui le mot est sacré. On s’amuse nous. C’est complètement con de dire d’un artiste qu’il fait de la musique rap ou rock et qu’il doit évoluer dans cette esthétique alors qu’il a grandi en écoutant plein d’influences différentes.


©Ben Callens

Le 30 juillet il y avait une soirée spéciale rap / hip-hop (avec Nouvel R, Rocé, Casey et Beat Assaillant ; cf. live report) ça ne vous gène pas d’être programmés en décalé ?

0800 : On aurait adoré jouer avec Casey ou Rocé qui sont des gens dont on admire le travail. Mais on aime beaucoup jouer dans des cadres plus éclectiques comme ce soir. On est content de découvrir d’autres publics. A Bordeaux on fait rarement des concerts avec d’autres groupes de rap, plutôt du rock ou de l’électro.

Les programmateurs viennent aussi nous chercher pour ça. On n’est pas totalement dans l’esthétique rap, donc il ne faut pas être connaisseur pour prendre plaisir à nous écouter. Avant-hier on a joué avec un groupe de musique chilienne, les gens étaient hyper concentrés avec eux, plus détendus avec nous. On est un groupe qui peut être consommé par tout le monde. On a des guitares saturées et une grosse batterie mais on fait vraiment du rap.

Il ne reste que vingt minutes avant leur concert pendant lequel 0800 livrera une prestation sans faute (cf. live report).


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Anne Cécile illustre le festival FnacIndétendances (2)

Tout au long du festival, Anne Cécile a joué de ses crayons pour nous offrir sa vision des artistes sur scène. Voici la suite de ses dessins:

BEAT ASSAILANT

GUSH

PLASTICINES

EIFFEL

PLANTEC

MERZHIN

ZEBRA ET LE BAGAD DE CARHAIX

BOOGERS

UFFIE

TRICKY

MR NÔ

PULPALICIOUS

CHLOÉ

Et enfin, le public du festival FnacIndétendances!

Retrouvez les illustrations du premier week end ici :
http://www.fnacindetendances.fr/post/871283701/anne-cecile-illustre-le-festival-fnacindetendances

Le blog d’Anne Cécile : http://arty-few.blogspot.com/ 


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Flashback sur la soirée du 30/07

La soirée du 30, c’était : Nouvel R, ROCé, Casey et Beat Assailant!
Morceaux choisis de leur prestation!


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Mr Nô en interview

Mr Nô est d’un calme olympien et d’une décontraction à toute épreuve alors qu’il vient de terminer le set d’ouverture de la soirée de clôture. Ce jeune Clermontois, accro à l’eau minérale, nous confie ses impressions.

Tu sors de scène, est-ce que tout s’est bien passé ? C’était ta première fois dans la capitale ?

Mon premier show à Paris a eu lieu en décembre dernier au Social Club, j’avais joué à l’occasion de la sortie du premier Maxi d’Abstract Sound Project que j’avais remixé. En mai j’avais joué au Nouveau Casino dans le cadre des soirées Wanted. C’est donc mon troisième show à Paris. Et évidemment l’envergure n’est pas la même…

Le plus difficile dans cette date, c’était de gérer le stress car lorsque j’ai fait mes balances il pleuvait des cordes, ils ont annulé les jeux interactifs avec le public vers 17h et je pensais vraiment qu’on allait se retrouver à faire un concert entre nous, sans public. Et soudain ça s’est levé et le public est arrivé.

Mr Nô

Ensuite je ne pensais pas qu’ouvrir le festival vers 18h avec une musique peu accessible, assez agressive, rencontrerait autant de public. Ils réagissaient, ils écoutaient. J’ai passé un super moment.

Comme ce festival est ouvert, le public était-il différent de celui que tu connais habituellement ?

De temps en temps je regarde le public dans les yeux et ça se sent. Il y en a qui découvrent, beaucoup étaient en famille d’ailleurs, mais c’est ce que je recherche car je ne fais aucune musique pointue. Je ne suis dans aucun courant, ni dans la pure minimale ou maximale, ni dans la fidget ou la french touch. Les extrêmes c’est assez pénible en général, moi je me sens comme un groupe de rock, sauf que les machines remplacent les instruments et que je suis tout seul.

mr Nô

Il y a pas mal de voix dans tes samples, tu peux nous en dire un peu plus ?

La plupart des voix viennent de groupes que j’ai remixé. En vrac Curry and Coco, Sourya, The Elderberries… Une matière intéressante.

C’est plutôt rare de commencer par remixer des groupes indés, non ?

Il n’y avait aucune pression artistique, je me suis beaucoup amusé avec. Les gens ne connaissent ni l’original, ni l’article qui a remixé, ce qui apporte un côté très frais, on n’a plus qu’à se concentrer sur la musique. La plupart des artistes que j’ai remixé sont aussi débutants comme moi, c’est souvent leur première prod, comme moi, on se met d’accord sur tout, ça apporte un côté très humain.

Cette année tu étais Découverte Printemps de Bourges en Electro, est-que ce titre a de l’importance pour toi ? Tu as senti un changement après cela ?

Le plus gros changement a concerné mon entourage professionnel. Je me suis doté de manager, tourneur tout ça. Bourges est une date particulière où l’on joue plus devant des professionnels que devant un public. Il faut simplement chercher à faire un bon concert, ni plus ni moins. Moi j’étais d’autant plus content que trois jours auparavant, j’avais appris que j’allais jouer à Manchester pour la réouverture de l’Hacienda avec Peter Hook (bassiste de Joy Division) et des gens était déjà au courant ! Ca s’est très bien passé.

Et tu arrives à vivre de ton art ? Depuis quand es-tu un pro ?

J’ai arrêté mes études de philo en septembre dernier et je vis de mon art depuis. Je viens de la musique classique (percussionniste) et je ne considérais pas l’électro comme un genre à part entière, plutôt comme de la musique qu’on écoute en boite. J’avais ce genre de clichés. Et ensuite en écoutant Plastikman ou des groupes un peu arty je me suis rendu compte que c’est un domaine très vaste. C’est juste un moyen et non une fin en soi, on en fait ce qu’on veut. Et j’ai fait mon rock, ma pop-rock, mon hard rock avec mon ordinateur.

Je suis assez serein par rapport à l’avenir. Des remixes arrivent pour Stupeflip, Lexicon et Success. Et je vais aussi travailler à un premier maxi.


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Flashback sur la soirée du 24/07

Cette soirée là, ARPAD FLYNN, PAMELA HUTE, VISMETS et JP NATAF étaient à l’honneur.

Retour sur leurs performances avec ces vidéos: 





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